Incendie criminel détruit la ferme de l’affaire Troadec dans le Finistère
La bâtisse où Hubert Caouissin avait dissimulé les corps de ses quatre victimes en 2017 a été ravagée par les flammes. Près de neuf ans après le quadruple meurtre qui avait bouleversé la France, ce lieu chargé d’horreur vient de connaître un nouveau chapitre tragique.
Un incendie volontaire confirmé par les experts
Le 11 janvier 2026, un feu a entièrement dévasté la propriété située à Pont-de-Buis-lès-Quimerch, dans le Finistère. L’expertise technique n’a laissé aucun doute : il s’agit bel et bien d’un acte criminel.
La maison d’habitation ainsi qu’une dépendance ont été détruites par les flammes. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer. Cette ferme appartenait à Hubert Caouissin et sa compagne Lydie.
Une enquête a été ouverte pour identifier l’auteur ou les auteurs de cet incendie volontaire. Les investigations sont en cours pour déterminer les motivations derrière ce geste.
Le théâtre d’un quadruple meurtre glaçant
Ce lieu était tristement célèbre pour avoir servi de cachette macabre après l’assassinat de la famille Troadec. Dans la nuit du 16 au 17 février 2017, Pascal et Brigitte Troadec ainsi que leurs deux enfants, Sébastien et Charlotte, avaient été tués à leur domicile d’Orvault.
Hubert Caouissin, beau-frère de Pascal Troadec, avait ensuite transporté les quatre corps jusqu’à sa ferme finistérienne. Sur place, il avait procédé au dépeçage et à la destruction des dépouilles.
Des restes humains retrouvés à la propriété
C’est lors des recherches menées par les enquêteurs que des restes humains avaient été découverts dans cette exploitation agricole. La ferme était devenue le symbole d’une affaire criminelle particulièrement sordide.
Le mobile du crime était lié à une dispute familiale concernant un prétendu héritage composé de lingots et de pièces d’or.
Trente ans de prison pour le meurtrier
En juillet 2021, Hubert Caouissin a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par la justice. Sa peine comprend une période de sûreté de 15 ans.
Cette condamnation sanctionnait non seulement le meurtre des quatre membres de la famille, mais également l’atteinte à l’intégrité des cadavres. Le caractère particulièrement cruel de ses actes avait marqué les esprits durant le procès.
Une propriété devenue attraction morbide
Après la levée des scellés fin 2019, la ferme avait fait l’objet de visites non autorisées. Le lieu attirait des curieux fascinés par cette affaire criminelle hors norme.
En 2020, des personnes se présentant comme des « explorateurs de scène de crime » avaient même filmé l’intérieur de la propriété. La vidéo avait ensuite été publiée sur YouTube, suscitant une vive polémique.
Ces intrusions témoignaient de l’attrait morbide exercé par ce lieu devenu tristement emblématique dans l’histoire judiciaire française.

